Dark Light

Retards de livraison, pénuries de matériaux, hausse des prix… Les décorations lumineuses de Noël pourraient bien passer l’hiver au beau milieu du Pacifique. Va-t-on vraiment faire Noël dans le noir ? Privés ou pas de guirlandes, faisons la lumière sur cette affaire.

Porte-conteneurs à l’arrêt et embouteillages

Pour comprendre pourquoi nous risquons d’avoir du mal à trouver des décorations lumineuses dans les rayons à l’approche des fêtes, il faut remonter à l’origine de la chaîne de production.

Comme souvent, les matériaux et les composants nécessaires à la fabrication de ces décorations proviennent d’Asie, et notamment de Chine. Or, la crise du Covid-19 étant passée par là (et n’étant pas terminée), beaucoup d’usines se sont retrouvées à l’arrêt, voire ont fermé. Alors, quand la demande a de nouveau explosé cet été avec à la réouverture des économies, l’offre n’était plus du tout au niveau.

Mais ce n’est pas tout : toujours du fait de la crise sanitaire mondiale, le secteur du transport maritime traverse actuellement une crise historique. Manque de personnel, de navires, de conteneurs… Ayant tourné en sous-régime pendant plusieurs mois, les grands ports internationaux peinent désormais à faire face à la reprise économique et au retour de la demande, si bien que nombre d’entre eux ont subi et subissent encore des embouteillages de cargos inédits, alors que la Chine n’hésite pas à fermer temporairement certains ports au moindre début de cluster épidémique.

Et quand on sait que près de 80% des biens que nous consommons dépendent du transport maritime… On comprend bien vite le rapport avec nos fameuses pénuries de décorations lumineuses !

La mondialisation, toujours la mondialisation

Dans une économie mondialisée comme la nôtre, où tous les flux d’échanges sont interdépendants, la crise de certains secteurs clés comme la production industrielle et le transport maritime se répercute par ricochet sur tous les maillons de la chaîne.

Sur les distributeurs, tout d’abord, qui subissent une hausse des coûts totalement folle : les factures d’importation leur coûtent actuellement 4 à 10 fois plus cher qu’à la même période l’année dernière.

Sur les consommateurs, ensuite, qui subissent non seulement le manque de produits disponibles en rayons, mais aussi l’inflation (c’est-à-dire la hausse globale des prix), les distributeurs étant forcés d’augmenter leurs prix de vente pour amortir ceux de leurs factures qui s’envolent !

Des décorations de Noël plus chères et plus compliquées à trouver en magasin, voilà donc ce qui attend les consommateurs d’ici les fêtes de fin d’année. Que faire alors ?

La crise d’approvisionnement due aux conséquences de la pandémie devrait se résoudre d’elle-même avec le temps. En ce qui concerne les décorations de Noël, mieux vaut soit les acheter beaucoup plus tôt cette année (avant que la hausse des prix et le manque de stocks ne se fassent trop ressentir), soit s’en passer totalement.

Car vous vous en doutiez, toutes ces décorations lumineuses sont certes très agréables ; elles sont très voraces en énergie ! En France, l’ensemble des illuminations de Noël représente une consommation électrique de 900 mégawatts, soit la production d’un réacteur nucléaire entier… Lorsque l’on sait également que les 3/4 des dépenses énergétiques liées aux décorations lumineuses proviennent des particuliers (les collectivités ayant grandement réduit leur consommation), la perspective d’un Noël (un peu) moins lumineux cette année n’est pas si déplaisante.

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