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Découvert bancaire : payer par carte ?

La sueur qui perle sur votre front, les mains qui tremblent… Non, ce n’est pas un entretien d’embauche : c’est votre carte bancaire qui ne passe pas ! Pour éviter cette situation gênante tant redoutée, découvrez quelles solutions de paiement s’offrent à vous en cas de découvert bancaire et quels sont les risques réellement encourus. Chèque, carte bancaire : à la fin de cet article, vous pourrez payer vos achats sans pression, en toute connaissance de cause.

Payer par carte quand on est à découvert : est-ce possible ?

On ne va pas faire durer le suspens plus longtemps : oui, vous pouvez payer par carte tout en étant à découvert ! Vous voilà rassuré. Par contre, faites attention à ne pas dépasser le plafond de découvert autorisé…

Selon la banque dont vous êtes client, l’autorisation de découvert (aussi nommée « facilité de caisse ») est limitée à un certain plafond au-delà duquel toute dépense entraîne ce qu’on appelle un incident de paiement. Dans ce cas, les frais peuvent être extrêmement élevés…

Bon à savoir : La banque est tenue d’informer son client du montant et de la dénomination des frais bancaires liés à l’incident de paiement. Elle le fait au travers du relevé de compte mensuel, au moins 14 jours après la date d’arrêté.

Autrement dit, quand votre solde est négatif, l’urgence numéro 1 est de repasser dans le vert au plus vite ! D’autant plus que le découvert autorisé a non seulement un montant maximum, mais aussi une durée maximum.

Le découvert autorisé maximum est de 90 jours, mais de nombreuses banques le fixent à seulement 30 jours. Heureusement, si votre compte est créditeur pendant ne serait-ce qu’une minute durant le mois, le décompte repart à zéro. D’où l’intérêt d’économiser sur les dépenses alimentaires !

Pour éviter les frais d’incident de paiement, payer par carte quand on est à découvert est certes possible mais pas recommandé pour autant !

À lire aussi : Les conséquences d’un découvert non-payé.

Découvert bancaire : dépensez le moins possible !

Comme pour un crédit, la banque vous prête de l’argent en cas de découvert bancaire . Et qui dit prêt, dit intérêts à rembourser… Voilà qui introduit les fameux agios, ces frais bancaires qui pèsent sur vos dépenses. Le calcul des agios dépend de la durée et du montant de votre découvert bancaire.

Le seul rempart contre ces agios est que leur taux moyen doit rester inférieur au taux d’usure. Ce taux est défini chaque trimestre par la Banque de France. Les agios sont généralement définis dans la convention de compte de la banque.

Si vous êtes proche de l’incident de paiement, sachez qu’il est toujours possible de négocier le plafond de découvert autorisé avec votre banquier ! Selon les difficultés auxquelles vous faites face et selon la fréquence de vos revenus, un arrangement peut parfois être trouvé. Si vous cherchez l’info, sachez que le plafond de découvert autorisé est fixé lors de l’ouverture de votre compte.

Attention : À l’inverse, votre banque peut interdire tout découvert bancaire sans prévenir, et à tout moment. La raison : le découvert autorisé est discrétionnaire et non contractuel. La banque est donc libre de supprimer ce dernier si ça lui chante… Vous voilà prévenu !

Payer par chèque quand on est à découvert

Le découvert autorisé permet aussi bien de payer par carte bancaire que par chèque. Attention toutefois à ne pas dépasser le plafond fixé par la banque. Sinon, on parle de chèque sans provision (ou de chèque en bois).

Et là, vous vous exposez non seulement à un rejet de paiement, mais aussi à des frais d’incident de paiement :

  • jusqu’à 15€, le chèque ne peut pas être rejeté et ne subit aucun frais ;
  • entre 15 et 50€, des frais de 30€ maximum peuvent être imputés ;
  • au-delà de 50€, des frais de 50€ maximum peuvent être imputés.

Prudence donc avec les chèques, comme avec les cartes bancaires. Les mêmes règles s’appliquent : mieux vaut donc avoir un solde créditeur sur votre compte… C’est plus sûr.

Carte bancaire bloquée : mais pourquoi ?

Le découvert bancaire n’est pas un motif suffisant pour bloquer votre carte de paiement. Il existe, en revanche, trois motif de blocage :

  • en cas de vol ou de piratage de votre carte bancaire (vous pouvez alors faire opposition et bloquer votre carte) ;
  • en cas de dépassement du plafond autorisé (de retrait ou de paiement), dans lequel cas vous pouvez contacter votre banque pour le modifier si besoin ;
  • en cas de dépassement du découvert autorisé ; vous devrez alors réalimenter votre compte bancaire au plus vite pour avoir un solde de nouveau créditeur, ou bien vous engager à le faire.

Dans les deux premiers cas cités, le blocage de votre carte de paiement n’a rien de grave (c’est même préférable en cas de vol !). Mais gardez à l’esprit que malgré ses obligations professionnelles, votre banquier est (normalement) humain : il est souvent possible de trouver des solutions arrangeantes quand les temps sont durs, le temps de refaire surface.

Vous voilà libre d’utiliser votre carte bancaire (ou votre chéquier) en toute sécurité, même si vous êtes à découvert… Mais aussi en toute connaissance des risques encourus ! Afin d’éviter toute situation de surendettement, le mieux reste encore de sortir de son découvert bancaire au plus vite !

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